COC FOOTBALL  LA COURONNE : site officiel du club de foot de LA COURONNE - footeo

Euro 2016 : La Belgique assomme l'Irlande à Bordeaux

19 juin 2016 - 10:09

Facile vainqueur 3-0, la Belgique s'est parfaitement replacée dans la course à la qualification du groupe E

Après son non match face à l'Italie, la Belgique s'est parfaitement rachetée en assommant une (certes) très faible équipe d'Irlande (3-0). Un doublé de Lukaku et un but de Witsel tous inscrits en deuxième mi-temps ont permis aux Diables Rouges d'entrer enfin dans le vif du sujet du groupe E et de se poser en candidats crédibles au podium. D'autant que leur public est de ceux qui portent une équipe. Comme les supporters irlandais d'ailleurs, sauf que ceux-ci n'ont pas eu beaucoup d'occasions de s'enflammer au stade de Bordeaux.

Publicité

Le match : 3-0

La première offensive du match est belge, avec un tir trop écrasé de Carrasco (5e). Les Diables rouges sont maîtres du ballon mais ont la fâcheuse tendance à trop porter celui-ci. Chacun dans son registre, on sent une grande technique. Mais au niveau collectif, ce n'est pas ça, à l'image de Lukaku ou De Bruyne, qui tentent de la jouer en solo. Et quand Hazard est idéalement placé à l'entrée de la surface de réparation, il envoie sa demi-volée au-dessus de la transversale (20e), tandis que Meunier rate le cadre d'un extérieur du droit (29e). Juste avant la pause, Alderweireld voit sa tête détournée sur sa ligne de but par Hoolahan après un corner de De Bruyne, puis Vertonghen manque de peu la lucarne opposée sur une reprise acrobatique (44e). Il n'y a qu'une équipe sur le terrain, mais l'impression générale est encore brouillonne.

Et les Irlandais dans tout ça ? Beaucoup de hargne et de combativité, mais pas grand-chose en attaque, hormis des contres parfaitement annihilés par les défenseurs belges.

Néanmoins, à force de subir, l'Eire finit par craquer, et ce dès la reprise en deuxième mi-temps. De Bruyne s'échappe côté droit et centre vers son avant-centre, Lukaku, qui ouvre son pied gauche pour battre Randolph d'une frappe au ras du sol et du poteau (1-0, 48e). C'est presque trop facilement que la Belgique double la mise, après un centre de Meunier et une tête puissante de Witsel, esseulé au point de penalty (2-0, 61e).

L'Irlande n'y est plus. Après une récupération de Meunier, très actif sur son flanc droit, Hazard emmène un contre extrêmement rapide, avant de servir Lukaku qui ne manque pas l'occasion de signer un doublé (3-0, 70e). Il reste alors vingt minutes à disputer, lors desquelles le seul petit événement sera l'entrée en jeu de Robbie Keane, la légende du football celte, pour ce qui ressemble bien à un baroud d'honneur de l'Irlande, aux portes de l'élimination. Sauf si les Italiens, déjà qualifiés, "oublient "de jouer leur troisième match.

 

Un homme dans le match

Il est le capitaine et la véritable star des Diables Rouges. Mais Eden Hazard ne sait plus marquer dès lors qu'il dispute une phase finale de compétition internationale, Coupe du Monde ou Euro. Après cette rencontre face à l'Eire, le joueur de Chelsea en est à un total de 547 minutes sans but dans un tournoi majeur. Face aux Irlandais, on l'a souvent vu marcher, jouer en retrait et ralentir le jeu de son équipe. Comme s'il ne parvenait pas à desserrer le frein à main. Pourtant, le talent demeure, intact. C'est lui qui a offert le troisième but, tout cuit, à Romelu Lukaku après une contre-attaque rondement menée. Le déclic pour la suite ?

La déclaration

Marc Wilmots, sélectionneur de la Belgique : "On avait étudié le jeu de l'Irlande, qui s'est adaptée à nous. Mais on a vu qu'on avait de la place sur les côtés. Avec nos joueurs techniques, cela a fait la différence. Je ne pense pas que nous sommes une équipe de contre-attaque, on fait le jeu. Vous ne l'aviez peut-être pas vu, mais nous avions fait le jeu contre l'Italie. Contre l'Irlande aussi. Quant à ce qui se dit entre les joueurs et moi, ça reste dans la famille, je n'ai pas à en parler dans la presse. Les critiques, je vis avec. J'ai 47 ans, je veux la santé, j'essaie de mettre des gamins sur la bonne voie, que le pays soit fier de moi. Il y a des gens qui rêvent de choses, moi je préfère faire des choses".

L'ambiance

"Desperate fans". Avant Autriche - Hongrie, les revendeurs à la sauvette pullulaient aux abords du stade. Pour ce Belgique - Irlande, nombreuses étaient les personnes en quête de billets. Certaines portaient un petite écriteau, d'autres imploraient carrément : "Tickets needed !" Il est vrai que si on ne peut pas pénétrer dans l'enceinte, la zone tout autour du stade n'a qu'un intérêt très relatif.

Couleur dominante. Plutôt vert ou plutôt rouge, le Stade de Bordeaux ? Bien difficile de trancher. Entre les supporters belges massés dans le Virage Nord et les Irlandais ayant conquis le Sud, il y a eu match. D'autant que plusieurs petits groupes verts formaient des enclaves au milieu des fans rivaux, et vice-versa. Une chose est sûre, même mêlés, les deux camps ont rivalisé de bonne humeur et dans les chants. Le football sans les hooligans, c'est quand même très chouette.

A contre-temps. Difficile de bien entendre l'hymne irlandais, tant les supporters belges l'ont couvert par... des applaudissements nourris.

"On est chez nous". Alors que, sur le terrain, l'Irlande commençait à boire la tasse, leurs supporters n'ont plus mis beaucoup de coeur à l'ouvrage. Et la moitié rouge du stade s'est mise à scander : "On est chez nous, on est chez nous !" A cinq minutes de la fin, "l'Irish army" a néanmoins tenu à remercier son équipe en chantant une chanson à sa gloire. Mais le coeur n'y était plus. Le chagrin se noiera dans la bière, assurément.

Conditions de travail. Plein comme un oeuf (en dehors des loges, comme d'habitude), le stade de Bordeaux a même fait le plein dans la tribune de presse. Et plus encore. Certains journalistes ont dû travailler avec l'ordinateur sur les genoux, piratant les prises réseau de leurs collègues bienveillants.

Sous les yeux de Michel Preud'Homme. L'ancien gardien vedette des Diables rouges et actuel entraîneur du Club Bruges était au stade pour suivre la rencontre. En vacances à Bordeaux, où il nourrit sa passion pour le golf, Michel Preud'Homme a semblé agacé que les supporters belges le reconnaissent, lui qui avait déclaré à la presse belge qu'il regarderait les matchs devant sa télévision, préférant éviter les questions des journalistes. L'autre ennui pour lui, c'est qu'il est également loin d'être un inconnu du public bordelais, son nom ayant été régulièrement cité pour devenir entraîneur des Girondins il y a un mois. Bref, pour Preud'Homme, passer incognito ce samedi relevait de la gageure.

 

source sud ouest

Commentaires

JOYEUSES FÊTES A TOUS !!!

avr.
08:00
STADE MUNICIPAL DE LA COURONNE